La Métropole AppreNantes, l’Ouest leader du bien être des salariés et de l’équilibre

Petite contribution post NDDL pour faire avancer l’Ouest et la métropole… 

Face à la complexité du monde il n’y a évidemment pas une réponse magique qui permettrait de réconcilier développement économique et social, environnement et qualité de vie. Notre territoire a par contre des atouts fabuleux pour entrer de plein pied dans la société de la connaissance et un développement raisonné et équilibré.

Riche de son tissu économique généraliste, tout en pouvant s’appuyer sur quelques leaders industriels, les gens de l’ouest ont une capacité spontanée à travailler ensemble en intelligence collective qui surprend plus d’un visiteur ou nouvel habitant.

Cette culture d’ouverture et les nombreuses entreprises et organisations qui innovent actuellement sur le volet social par l’Innovation managériale positionne Nantes comme une métropole ApprenNantes qui peut devenir la référence nationale en matière d’innovation managériale et le bien-être des salariés et dirigeants.

C’est un vrai facteur d’attractivité des talents, de développement endogène (les Artisans du changement ont par exemple créés 20 emplois directs et une centaine indirectes chez les clients qu’ils accompagnent.) et exogène car nous attirons des entreprises aussi sur ces critères.

Il y a par ailleurs de nombreux croisements fertiles à développer entre nos eco-système : #TransitionDigitale, #TransitionManageriale #ESS #FilièreAgricole rénovée sur circuits courts, bio et permaculture, Culture et Tourisme…c’est bien cela qui est à l’oeuvre avec les clusters et tiers lieux innovants comme la Cantine Numérique, le Change Lab, le Solilab, le Creative Factory, Ouest Media Lab, le Centre Michel Serres développé par le CNAM et plein d’autres initiatives encore qui toutes contribuent à une réponse originale et plurielle aux enjeux du 21eme siècle : développer de nouvelles formes de travail, booster les usages du numérique, innover dans les façons d’apprendre et se former tout au long de la vie, équilibrer vie pro et vie perso en prenant soin de ses salariés et dirigeants pour libérer leur créativité… Nantes et la région ont des atouts indéniables et différenciant pour devenir le leader national de ces approches et cross-fertilisations. Les collaborations indispensables avec d’autres métropoles du grand ouest doivent se renforcer : ne pas pouvoir en 2017 prendre un train entre Nantes et Rennes dont la distance ne représente même pas la largeur de grands villes américaines est juste hallucinant. C’est dangereux, fatiguant, mauvais pour l’environnement et impacte quotidiennement la vie de dizaines de milliers de travailleurs et citoyens : faites un TER cadencé digne de ce nom entre les 2 villes de grâce ! 25 ans que tout le monde l’attends ! Idem pour les liaisons moyen-ageuse Nantes-La Rochelle-Bordeaux… Bref, sur le plan des priorités des investissements transports il serait temps de se concentrer sur ces besoins là qui généreront de plus de nouvelles coopérations et fertilisations entre les cousines de l’Ouest.

L’innovation pédagogique et la création d’écoles de nouvelle génération centrée sur les méthodes Fresnay et Montessori, les nouvelles façons d’apprendre, la valorisation des intelligences multiples doivent aussi irriguer les soutiens de projets et la volonté politique porteuse de sens et de vision pour faire de notre territoire un laboratoire d’initiatives innovantes en matière de pédagogie pour les petits comme pour les grands (formation continue). L’ouverture prochaine à Nantes du « Change Lab » (académie de la transition pour former les managers du futur va dans ce sens). C’est plus qu’un positionnement : c’est une besoin impérieux pour préparer l’avenir de nos enfants et des acteurs du territoire dans un monde où la moitié des métiers de 2030 n’existent pas encore et où le Top 10 des compétences de 2020 intègre notamment l’intelligence relationnelle, la créativité et la capacité de coopération… de grâce regardons les méthodes des pays scandinaves !

65 % des 18 – 25 ans ont envie d’un métier qui ait du sens sur le plan social ou sociétale : c’est une sacré bonne nouvelle mais un sacré challenge ! Là encore l’ouest a des atouts incroyables avec des clusters comme le Solilab, de nombreuses coopératives et un tissu militant très dense qui déjà expérimentent, tentent, développent des projets. Il faut amplifier le soutien, valoriser les bonnes pratiques, encourager les nouvelles formes d’entreprenariat ou d’intraprenariat.

Beaucoup d’atouts des grandes villes peuvent aussi irriguer les zones rurales et péri-urbaines : les tiers lieux et méthodes innovantes pour encourager les projets et l’entreprenariat peuvent se faire dans le café du coin en s’appuyant sur des assos relais formés aux méthodes de facilitations. Raisonnons Innovation frugale et agilité pour aider les zones en difficulté à créer leurs propres tiers lieux et espaces d’innovation.

J’ai confiance dans notre capacité collective à donner du sens et à travailler sur ces axes d’innovation à condition d’éviter les effets ce consanguinité institutionnelle où les acteurs traditionnels se retrouvent entre eux au lieu de faire des marathons créatifs, forum ouverts ou autres temps collectifs disruptifs avec la société civile et les clusters innovants qui ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Travaillons ensemble en respect et bienveillance mais avec la ferme intention de sortir des approches classiques et de hacker dans la joie et la bonne humeur les voies d’innovation pour faire de notre territoire un leader reconnu du Bien-être et de l’innovation transversale créateur de sens et de valeurs.

La métropole d’équilibre dont on parle depuis si longtemps ce n’est pas une course effrénée au développement économique dans une vision de la croissance issue de l’Ere industrielle (une idéologie en fait), c’est une alchimie subtile entre la création de valeurs, la capacité de coopération et d’intelligence collective, le bien-être, la création d’activité, la capacité de créativité et d’innovation, les temps de transport et l’équilibre vie pro / vie perso, l’apprentissage et plein d’autres facteurs encore.

J’attends personnellement des institutions, qu’elles comprennent que leur nouveau travail, et c’est passionnant, est de devenir les metteurs en scène de l’intelligence collective.

PS : feedback et contributions bienvenue ;-))

Francois Badénès dit « Corto

Co-fondateur de la Cantine Numérique, Co-fondateur et Président du cluster « Les Artisans du Changement », créateur de la Fabrique du Changement, serial entrepreneur, Blogueur et conférencier

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