Facilitation graphique : un langage visuel pour une vision commune

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La visualisation au service des interactions

La facilitation graphique est une pratique qui utilise les médias graphiques pour favoriser les échanges et les réflexions au sein d’un groupe afin de lui permettre de construire une vision commune. Elle sert, alimente et accompagne un processus de collaboration (réunion, discussion, conférence, atelier, séminaire…)

Un facilitateur graphique propose une visualisation adaptée au sujet traité, au contexte, aux personnes à qui il s’adresse et à l’objectif de l’étape du processus de collaboration qu’il accompagne.

Il existe en fait de nombreuses techniques ayant toute une approche et des objectifs distincts, on peut dégager trois pratiques courantes :

Le scribing : c’est la capture graphique, en temps réel, des messages clés d’une discussion ou d’une présentation. Cette technique est aussi appelée « graphic recording ».

La fresque de synthèse : c’est une illustration qui accompagne une session de travail sur toute sa durée, mettant en scène ses moments et éléments clés et proposant des éléments de réflexion.

La modélisation conceptuelle : c’est la représentation visuelle et parfois métaphorique de la complexité des échanges entre périmètres et acteurs. Elle permet une prise de recul sur cette complexité en créant une grille de lecture.

Une découverte inspirante

simplicite-radicaleJ’ai découvert la facilitation graphique en mai 2014 à La Fabrique du Changement à Nantes où l’excellent Nicolas Gros à passé sa matinée à illustrer en temps réel les interventions et son après midi à partager sa passion dans les ateliers qu’il animait.

Quelle maitrise et quelle belle énergie, n’est-ce pas?

Malgré cela, j’étais trop impliqué dans l’organisation de la journée pour tirer pleinement profit de cette première découverte.

Six mois plus tard, je participe à une session de formation sur la facilitation des temps collectifs proposée par  Agile Garden (à qui j’ai d’ailleurs piqué l’image qui illustre cet article, merci les amis!) . Et là, à l’occasion d’une séquence animée par Pierrick Thibault, je me suis surpris avec un marqueur à la main à illustrer, dessiner, bien maladroitement encore, mais en tout cas en ayant perdu tout complexe par rapport au dessin. Ce qui n’est pas rien quand on n’a pas dessiné depuis la maternelle !

On se lance…bikablo

Oui, on a pas besoin de savoir dessiner pour se lancer dans la facilitation graphique, ça c’est une très bonne nouvelle. Cette formation a fait sauter un verrou psychologique et m’a ouvert le champ des possibles. Dès le lendemain je file m’acheter des marqueurs, un bloc de papier adéquat et je commande l’incontournable Bikablo, la base du vocabulaire graphique indispensable à tous les débutants.

exercicesPremière étape, tester plein d’illustrations, comprendre ce qui marche ou pas, recommencer, commencer à acquérir quelque automatismes, un début de vocabulaire.

Deuxième étape, illustrer un concept. Ici le laboratoire d’idées, une sorte de boite à idée 2.0 que j’ai souvent déployé en entreprise.

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Bon d’accord, c’est pas de l’art, mais ça commence à raconter quelque chose. C’est donc bien un langage.

Sur ma lancée, je me suis fendu d’un compte rendu de notre dernière réunion des Artisans du Changement sur La Fabrique du Changement 2015.

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Et la prochaine étape ? Et bien ce sera de faire la même chose en live, pendant la réunion elle même 🙂

Pour terminer, je ne saurais que recommander cette pratique que je trouve pour ma part très complémentaire du mind mapping pour représenter visuellement des informations, de la connaissance, des échanges, et produire des livrables innovants sur vos temps collectifs.

La petite vidéo de Nicolas Gros sur les principes de a facilitation graphique

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